Vendredi 31 janvier, à l’occasion des voeux de la Fédération française des télécoms (FFT), le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg s’est élevé contre la concurrence des télécoms en s’opposant à l’Arcep, l’autorité de régulation des communications électroniques.
Une politique d’unification des opérateurs
Arnaud Montebourg fidèle à sa posture du “made in France” déplore la guerre de concurrence aboutissant à “la balkanisation et au morcellement des opérateurs”. Montebourg fustige l’Arcep, en l’accusant d’outrepasser ses prérogatives. C’est pourquoi il propose de “réformer l’Arcep, réduire ses pouvoirs, la remettre à sa place”. Il se justifie par son droit d’autorité et la nécessité des opérateurs d’investir dans la fibre optique pour offrir à tous les Français un Internet haut débit.
Or, il faudra compter 30 milliards d’euros pour que 60% de la population française ait accès à la fibre optique dans les 10 ans à venir. Selon le ministre, ce projet est mis à mal par “une guerre des prix aussi irresponsable que destructrice.” Il encourage une réduction du nombre d’opérateurs et salue l’accord de mutualisation passé entre Bouygues et SFR qu’il qualifie de “prometteur pour consolider le retour du secteur aux bénéfices”.
Le ministre souligne l’importance des négociations portant sur la fin de l’itinérance par les opérateurs durant l’année 2014. Celle-ci avait facilité l’introduction de la concurrence dans les marchés, transitoires. Il faut selon lui y mettre un terme en l’associant à des pénalités fincancières.